L’olfactothérapie au service de la médiation animale
- Karine Peter
- 4 mai
- 2 min de lecture
Quand l’odeur devient médiatrice du lien
Qu’est-ce que l’olfactothérapie animale ?
L’olfactothérapie animale s’appuie sur un savoir-faire ancestral : utiliser les odeurs pour entrer en relation avec la mémoire émotionnelle, restaurer un équilibre intérieur et soutenir un processus d’accompagnement.
L’odorat possède une particularité unique parmi nos cinq sens : il est directement relié au système limbique, notre cerveau émotionnel, sans passer par le filtre du néocortex analytique.
L’odeur précède le langage. Elle touche le ressenti avant la pensée.
Chaque être humain dispose d’une véritable bibliothèque olfactive. Une simple senteur peut réveiller un souvenir ancien, convoquer une émotion enfouie, réactiver une sensation corporelle oubliée. Ce sont principalement la mémoire épisodique et la mémoire émotionnelle qui sont mobilisées : hippocampe et amygdale travaillent en lien étroit via le bulbe olfactif.
Chez l’animal aussi, la mémoire olfactive est déterminante. Les recherches démontrent que de nombreuses espèces possèdent une mémoire épisodique fonctionnelle. Leur monde est structuré par l’odeur : elle informe, rassure, alerte, sécurise.
Ainsi, l’olfaction devient un langage primaire, commun à l’humain et à l’animal
Toutes les odeurs mènent au nez
Que ce soit chez nous, animal humain ou les autres espèces, sentir est l’un des moyens les plus sûr pour se sentir rassénerer, sécuriser ou alerter.
Un exemple avec l’éléphant d’Afrique qui remporte la palme d’or en couvrant la plus grande diversité des gènes récepteurs olfactifs soit environ 1948 gènes contre une centaine chez l’humain.
Les chats ne sont pas en compétition mais tissent entre 400 et 600 contre le chien avec 810 et 840 gènes.
Les chevaux restent aussi en tête avec entre 800 et 1000 gènes, ces chiffres restent une estimation mais démontrent tout de même leur inflexion a faire le lien avec leur vécu émotionnel.
Tisser le lien avec la médiation animale
Par le biais des odeurs, Les huiles essentielles deviennent les intercesseurs entre l’animal et l’humain permettant une mise en lien favorable à une relation nouvelle.
Reliée à la médiation animale, l’olfactothérapie va donc soutenir et renforcer l’espace relationnel entre les animaux et les humains, la qualité de leur lien et participer à la co-régulation.
La communication triangulaire entre les trois règnes (végétal, animal, humain) va permettre une globalité dans l’accompagnement qu’il soit à titre individuel ou dans l’altérité.
A travers un processus d’accompagnement constructif, les huiles essentielles vont assister l’animal dans son respect, rythme et consentement absolu.
Une richesse nouvelle dans cette approche novatrice déjà développée à l’époque par la pionnière Caroline Ingraham dans les années 1990 notamment avec un éléphanteau au Kenya.
Apprendre à sentir, c’est apprendre à aimer
L’empathie est une de nos ressources fondamentales dans ces moments d’accompagnement.
Notre neutralité laisse l’ouverture, la curiosité et l’émerveillement devant ce qui se joue dans les remous émotionnels.
Sentir avec l’autre dans son cheminement, c’est l’aimer dans sa pudeur de défendre parfois l’indéfendable : être là, nu dans la porosité de l’instant, stable devant la fébrilité de l’autre.
Conclusion
La combinaison de ces deux disciplines peut inviter des collaborations nouvelles et une médecine intégrative qui prend en compte l’être dans sa globalité.
Sans sortir des structures déjà en place mais ensemble, trouver les atouts de nos compétences diverses pour les mettre au service d’un collectif renouvelé.
Karine Peter


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